CULTURE

Pour mieux comprendre les danses cubaines 

La Salsa cubaine :

 

La salsa naît à New York à la fin des années 60, inventées par les musiciens des quartiers pauvres latinos. Puis elle grandit dans les milieux cubains de New York et s’y est épanouie dès le milieu des années 70.

Plusieurs vagues lui avait ouvert le chemin : le retour de la Charanga (début 60), le boogalou ensuite, mambo teinté de soul, et enfin la vogue des orchestres tipico.

A New York, dans les descargas , jam latinos, toutes les influences se mélangent aux variantes afro-cubaines : le son cubain des années 50, la bomba et la plena des Portoricains, merengue des Dominicains, Cumbia des colombiens.

La salsa est née de ce savant mélange.  Il faut bien parler de salsa cubaine, le « casino », salsa portoricaine et salsa colombienne, ces styles étant bien différents.

 

La Rumba cubaine :

 

En dehors de tout lien avec la religion,  les noirs cubains pauvres des faubourgs de La Havane et Matanzas créèrent une forme de musique de et danse :

La rumba tire son origine de la Ganga, ethnie de l’Afrique occidentale, et elle fut introduite dans les Caraïbes par la traite des Noirs. On y retrouve aussi des éléments musicaux d’origine Conga, Lukumi et Yoruba (Nigeria)

 

La rumba se divise en 3 styles majeurs :

Le Yambu : la plus lente, la danse des « vieux »

La Columbia: rapide, performance acrobatique réservée aux hommes

Le Guaganco: il met en scène un couple dans lequel l’homme simule explicitement la capture du sexe de la femme qui se défend,

C’est une réminiscence de danse africaine de fertilité.

 C’est la forme la plus courante à Cuba.

 

Les Danses afro-cubaines, et les Orishas:

Les danses pratiquées à Cuba tirent une partie de leurs racines dans les traditions et les cultes religieux importés par les esclaves africains, notamment les Yoruba.

Les cultures afro-cubaines sont des cultures folkloriques d’origine africaine qui se sont développées de manière spécifique à Cuba.

On trouve dans la musique afro cubaine des percussions, du chant et de la danse.

Ces 3 éléments, indissociables et d’égale importance.

 

Les musiques afro-cubaines les plus pratiquées sont associées à des pratiques religieuses venues d’Afrique :

 

Les cultes Yoruba

(Durant l’époque coloniale, la religion des Lucumis (nom des descendants des yoruba à Cuba) engendra, au contact de la religion catholique,

un culte appelé Règle de Ocha, (péjorativement appelé la Santeria) dans lequel certaines divinités originelles ont été associés à des Saint catholiques

 

les Orishas appartiennent à ce culte  de la règle d’Ocha (ou de la Santeria))

A chaque dieu correspond des couleurs, des danses et des rythmes

 

Les cultes Congo

Sous les nom des « Congos », on désigne à Cuba plusieurs peuples d’origine bantoue

Si les Abakuas et les yoruba ont longtemps maintenu leurs traditions sacrées, les Congos se sont plus intégrés à la culture dominante. Les  danses ont des thèmes religieux, laborieux et guerriers.

 

Le Congo comprend 3 styles majeurs : La Yuka, Le Palo, Le Makuta (danse religieuse)

 

Les cultes Ararà

 

Moins nombreux que les Yoruba ou les Congo, les  Ararà sont une population de Cuba constitués d’Ewes et de Fons provenant de l’ancien royaume du Dahomey, le Bénin

Ils sont une minorité en comparaison avec les Lucumis. Leurs distinctions culturelles sont en voie de disparaître.

 

L’Afro-Haîtien

 Importé par les travailleurs haïtiens venus travailler dans les champs de canne à sucre début XXème (conditions comme l’esclavage)

 

L’afro-haïtien comprend un style majeur:

le Gaga, style lié au Vaudou

Le Son:

Le Son cubain est à l’origine, entre autres danses, de la danse casino (la Salsa Cubaine), lui-même prend ses racines dans le Changüi (Musique de fête paysanne Cubaine)

Le Son commencera à Guantanamo puis sera introduit à Santiago de Cuba à la fin du XIXème siècle,  puis  à partir de 1909 à La Havane.

C’est ainsi que le son deviendra populaire à Cuba.